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Marc Bosquart
Notice biographique

Cette notice biographique s’inspire, pour l’essentiel, de ce que Marie-Paule a écrit dans «Pierres vivantes», en 1999 (p. 31-40). Le texte a cependant été adapté pour le Triduum de mai 2010 et c’est cette nouvelle version, légèrement modifiée et un peu complétée, qui est désormais présentée ci-dessous.

Qui est Marc Bosquart?

Marc Bosquart fut, dès son jeune âge, formé par son père dans un sens bien particulier: comprendre certains événements majeurs du XXe siècle comme étant les «signes des temps» annoncés dans la Bible. Cette formation peu commune devait orienter toute son existence et le conduire à l’Oeuvre de la Dame à laquelle il allait consacrer sa vie.

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Marc est né le 8 septembre 1955, en Belgique. Durant son enfance, il parle le français à l’école et à la maison, mais le flamand avec d’autres membres de sa famille. Après des études secondaires classiques (gréco-latines), il s’inscrit à l’Université catholique de Louvain, à la Faculté de Philosophie et Lettres: il y étudie notamment l’allemand et l’anglais, leur histoire et leur univers culturel. Il obtient avec succès sa Maîtrise en Lettres et l’Agrégation pour l’enseignement secondaire supérieur.

En 1978, à la fin de ses études, il trouve un emploi à Bruxelles, au Secrétariat international de la Fédération mondiale de jeunesse catholique. Il s’agit d’un bureau de coordination entre divers mouvements de jeunesse à l’oeuvre dans le monde. Les responsabilités de Marc consistent, entre autres, à organiser des rencontres et des conférences internationales. Il se rend ainsi dans différents pays d’Europe et d’Afrique et, plus tard, à New York. C’est à l’occasion de ce voyage qu’il fait un saut à Québec pour y rencontrer Raoul Auclair.

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Marc Bosquart
en 1980

Pendant ses études en effet, Marc avait découvert les livres de Raoul Auclair, écrivain marial féru d’histoire et d’eschatologie. Très impressionné, il avait rapidement pris contact avec lui et, à deux reprises, il s'était rendu à Paris pour rencontrer celui que, sur le plan des idées, il considérait déjà comme un second père. Or, en 1978, Raoul, après une première tournée de conférences au Canada, se préparait à venir s’établir au Québec. C’est donc par lui que Marc entendit parler, pour la première fois, de Marie-Paule et de l’Armée de Marie. Raoul l’invita même à lui rendre visite au Québec, mais, aux yeux de Marc, cela paraissait alors impossible.

En novembre 1979 cependant, dans le cadre de son travail et d’une manière imprévue, Marc a l’occasion de venir au Québec pour quelques jours. Il y rencontre Marie-Paule et découvre l’Armée de Marie. De retour en Belgique, il lit les volumes de Vie d’Amour au fur et à mesure de leur publication. En 1980, il vient passer l’été au Québec, à l’Armée de Marie, puis participe au pèlerinage de septembre, en Terre sainte et à Rome. Finalement, le 21 novembre 1980, poussé par une force spirituelle doublée de générosité, il vient s’établir à Québec pour un an, en offrant ses services, heureux de se consacrer à l’Oeuvre de Marie. Comme il vient de perdre son père l’année précédente, Marie-Paule l’adopte en son coeur comme son fils.

Durant cette année, Marc rencontre Susie Proulx, une jeune fille du Saguenay, et se pose alors la question du mariage entre un Belge et une Québécoise. Il a lieu le 26 septembre 1981 dans la Basilique Saint-Pierre-de-Rome, lors d’un pèlerinage de l’Armée de Marie en l’honneur de la Dame de tous les Peuples. Et c’est ainsi que Marc s’installe définitivement au Québec où il fonde sa famille.

Place St-Pierre, Rom - 26 septembre 1981   Mariage de Marc Bosquart et Suzie Proulx

26 septembre 1981, Rome - Après le mariage de Marc Bosquart et de Susie Proulx en la Basilique vaticane,
les 700 pèlerins tracent sur la Place Saint-Pierre, près de l’obélisque surmonté de la croix,
un «M» vivant symbolisant le revers de la Médaille Miraculeuse et les armoiries du Pape Jean-Paul II.

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Quelques années plus tard, Marc confie à Marie-Paule ce qu’il lui est donné de comprendre de son Mystère. Elle l’écoute, étonnée, bouleversée, et, pendant des mois, elle repousse ce qu’il lui soumet, car elle ne peut accepter d’être ainsi mise en évidence. Marc se retrouve alors comme «coincé» entre les révélations pressantes qu’il reçoit du Ciel à propos de Marie-Paule et le refus de ces révélations par la personne concernée! Finalement, Marc se résout à tout mettre par écrit, mais Marie-Paule lui cause une vive souffrance quand elle lui retourne ses feuilles après avoir tracé une large croix noire sur chaque page. Heureusement, tout se place peu après, quand Marie-Paule s’en remet à son directeur spirituel et s’abandonne à la Volonté de Dieu qui s’exprime par les événements. Ce qui s’accomplit en notre temps n’est l’oeuvre de personne ici-bas, mais tout est l’oeuvre de Dieu!

Marc Bosquart
en 2008

Purifié par le feu de grandes épreuves, Marc a beaucoup souffert d’avoir à écrire ce que le Ciel lui révélait, sachant aussi que ses textes faisaient souffrir Marie-Paule encore davantage. À la suite de Raoul Auclair, au fil des années, Marc a cependant poursuivi son oeuvre de prophète en nous permettant, par ses livres et par ses conférences, de comprendre toujours mieux la grandeur du Mystère de la Co-Rédemption qui s’accomplit en Marie-Paule et par Marie-Paule.

Ce sont toutes ces années d’apostolat fécondées et sanctifiées par la souffrance qui valent à Marc aujourd’hui, dans le cadre de la Communauté de la Dame et dans la perspective du Royaume, le titre d’honneur qu’est le titre de «roi». Ce que recèle cette mission nouvelle nous sera révélé au fur et à mesure des événements qui en marqueront la réalisation.

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À titre de complément à la notice biographique de Marc Bosquart, voici d’abord le texte de l’Avertissement que l’abbé Lionel Mélançon avait écrit à propos du premier livre de Marc intitulé «De la Trinité Divine à l'Immaculée-Trinité»:

Avertissement de l’abbé Lionel Mélançon (extraits)

«(...) Au jour de la Pentecôte 1983, j’ai signé un texte intitulé Vie d’Amour: j’ai lu, j’ai cru!. Les témoignages de nombreux lecteurs m’ont fait croire que j’avais allumé une petite chandelle. Je dirais mieux qu’une petite chandelle m’avait éclairé, en réponse à de longues prières. J’aurais bien voulu écrire davantage ou autre chose. Mais, ma formation de théologien classique a mis des limites à mon audace et m’a comme dicté les mots qui s’imposaient pour lors. Je devais respecter le mystère, car mystère il paraît bien y avoir.

«Aujourd’hui, en la Pentecôte 1985, je constate que l’Esprit des Mystères s’est choisi un plus humble que moi et un lecteur plus habile à voir les relations. J’admire depuis quelques années déjà les écrits de Marc Bosquart. Son intérêt pour les Messages de la Dame de Tous les Peuples excite son intelligence fortement intuitive et pénétrante à la fois. Marc voit des choses que les autres ne voient pas. Puis, il sait nous montrer ce qu’il a vu. Et il s’excuse presque d’avoir vu tant de choses. Mais il ne peut s’empêcher de voir, d’autant plus que tout lui paraît si clair. Boileau lui accorderait un diplôme pour savoir exprimer clairement ce qu’il a conçu. Conçu avec les seules lumières naturelles d’un lecteur attentif? C’est possible. Moi, je dirais que c’est impossible. Mais les dons de Dieu sont toujours merveilleux, naturels ou surnaturels. Et je remercie le grand Maître de la lumière. "Que la lumière soit! Et la lumière fut!"

Une lumière spéciale fut accordée à Marc Bosquart. Aujourd’hui, avec la force de la clarté et avec l’humilité de quelqu’un qui a entendu la remarque faite à Simon-Pierre: "Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux" (Mt 16, 17), il soumet à notre lecture un texte qu’il présente comme "Éléments pour servir à la Contemplation d’un Mystère: De la Trinité Divine à l’Immaculée-Trinité".

«Un livre choc? Non. Un livre audacieux? Non plus. Un livre composé? Non, mais imposé... comme à un témoin qui ne peut pas ne pas dire ce qu’il voit. Et pourtant, Marc n’impose pas son livre, il le propose comme une hypothèse de lecture de deux oeuvres opposées: Vie d’Amour lue en regard des Messages de la Dame de Tous les Peuples. Marc propose son livre à l’Église, au jugement de laquelle il se soumet à l’avance; mais déjà il l’offre à l’intelligence du coeur des lecteurs déjà réjouis des deux oeuvres étudiées.

«Avec l’Église, en cette Fête de la Pentecôte, je professe que le Seigneur inspire à sa Mère de daigner se préoccuper de ses baptisés pour qu’ils acceptent "une continuation dans leur coeur de croyants de l’oeuvre d’amour entreprise au début de la prédication évangélique".

Pentecôte 1985

Lionel Mélançon, ptre, L. Th., L.E.S.

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Voici également ce qu'écrit Marie-Paule, toujours dans son livre «Pierres vivantes», après avoir cité l'Avertissement de l'Abbé Lionel Mélançon:

Le discernement d’un sage théologien

«Voilà la pensée d’un homme sage qui sait écouter pour comprendre, sans juger témérairement! Il a su se plier à la terminologie d’un laïc qui "perçoit" des Desseins divins et qui, sans même l’ombre d’un brin de vanité, les expose en toute conscience et obéissance, sachant bien le mépris et les coups que lui vaudra la "perception" d’un nouveau chemin de lumière dans l’Église. Car il ne s’agit pas d’une histoire préconçue ou construite sur la base de tant de ragots entendus de nos jours, mais d’un Plan d’amour "annoncé" selon la Sagesse de Dieu qui est folie pour les hommes.

«N’avons-nous pas entendu et vu, après la publication du livre de Marc Bosquart, tous ces gens de haut savoir et tant de laïcs se prévaloir de leurs préjugés, se gausser sans retenue et lancer des quolibets infâmes, jugeant de tout et de rien sans rien comprendre?... Ils enlevaient au Père le droit d’oeuvrer en notre temps sans leur permission... Ils ont agi comme le Sanhédrin et ces personnages civils qui ne pouvaient comprendre le sens des Écritures annonçant la venue du Messie qui, à peine né, dut être expatrié au loin pour échapper à la fureur d’Hérode et, plus tard, après avoir enseigné l’Amour du Père pour les hommes et Son Plan d’Amour pour les réhabiliter, a été condamné et crucifié entre deux voleurs. Et Marie, Sa Mère, l’Immaculée, était considérée comme la Mère d’un scélérat.

«À ceux d’aujourd’hui qui sont attentifs "aux signes des temps", qui peuvent en toute humilité discerner la vraie mystique de la fausse, il est donné de connaître sous le souffle du Véritable Esprit la voix de la Vérité, son Message ravivé par la flamme qui les éclaire et les conduit dans la foi pure, si riche de lumières. Par contre, à l’extérieur, c’est le tumulte des voix qui tempêtent et qui traînent dans la boue ceux et celles qui voient briller l’Étoile leur indiquant, dans le silence de la nuit de notre temps, le lieu de la renaissance de l’Église du Christ, car "là où est le Pape, là est l’Église".»

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Pour terminer, voici le texte de la Préface que Raoul Auclair avait écrite pour le livre «De la Trinité Divine à l’Immaculée-Trinité» (p. 17-19):

Préface de Raoul Auclair

Qui a lu Vie d'Amour ne pouvait pas tout comprendre. Et voici ces pages de Marc Bosquart. Grâce à elles se lèvent bien des sceaux apposés sur le grand secret de Vie d'Amour.

J'oserais même dire que ce fut ouverture et révélation pour Marie-Paule elle-même. Elle fut effrayée de cette lumière et elle aurait voulu qu'elle soit revoilée aussitôt que découverte. Mais c'eût été reculer devant les derniers coups que lui vaudra le scandale de l'ultime voile levé sur le mystère du Livre.

Mais revenons à Marc, instrument de Celle qui le choisit afin que, par lui, soient maintenant connus certains mystères qu'Elle avait Elle-même cachés dans les paroles de Marie-Paule. La révélation qu'il en eut dura tout le mois de mars de l'année 1984. Chaque nuit et pour, parfois, toute la nuit, l'auteur de ce livre fut tenu en éveil. Et, dans la souffrance, il s'ouvrit à d'étranges certitudes. Or, c'était, sans qu'il le sût alors, la Vierge Marie, en la Dame de Tous les Peuples, qui l'instruisait du secret celé – et scellé – dans Vie d'Amour.

Et qu'est-ce donc ce Livre – outre le grand secret –, sinon le récit du long Chemin de croix de la Co-Rédemption.

Or, voici: Marc nous transporte où lui-même fut élevé afin de le voir, ce dur parcours, et de le contempler en la manière d'un vaste panorama, où ne seront plus visibles que les lieux et moments baignés de lumière surnaturelle. Et le paysage spirituel se dessine et s'ordonne: les voies parfois si déconcertantes où Marie-Paule dut passer, les étrangetés du parcours, tout cela, de cette altitude, se compose et se coordonne, imposant le dessein de Celui qui, de plus haut encore, veillait à l'accomplissement de ce qui devait s'accomplir.

Mais, direz-vous, comment Marie-Paule pouvait-elle ignorer le sens et le pourquoi de ce qu'elle-même a vécu, et ce que ses yeux ont vu, et ce que ses oreilles ont entendu, et les ordres célestes donnés et toujours obéis, et les joies surhumaines, et les souffrances trop humaines?

Certes, tout cela emplissait sa mémoire, mais dans le désordre qui est la forme commune du souvenir.

Et pourtant, oui, elle savait: elle savait comme savait Marie, qui savait ce qu'elle conservait en son coeur (Lc 2,51), mais qui demeurait serré, inaccessible, enclos dans l'intelligence du coeur, alors que Dieu ne permettait pas que cela déjà montât à la pauvre intelligence que l'on a dans la tête.

Or, ce que savait Marie dans son coeur était ce que, depuis le Commencement, savait l'Immaculée, et qui, pourtant, une fois, jaillit des lèvres de Marie dans le souvenir antique à la fois que prophétique du Magnificat.

Et Marie-Paule, voyant ainsi révélé devant qui le voudrait entendre ce qui était lumière secrète de son coeur, comprit que plutôt que la gloire, c'est l'opprobre qui l'allait couvrir, et elle accepta que ce qui devait être dit fût dit. Car, enfin, comment la Co-Rédemption ne serait-elle pas au modèle de la Rédemption, et que l'aveu n'entrainât pas sur l'heure le total désaveu du monde.

Car, en vérité, nous sommes aux jours de la Co-Rédemption.

Mais il n'y a pas de Co-Rédempteur.

La Rédemption fut totale, unique et définitive.

La Co-Rédemption, ce sera pour le Septième Jour.

Ce Septième Jour qu'un jour Marie, sur la montagne de La Salette, vint nous dire en pleurant que les hommes n'en voulaient point.

La Rédemption, toujours en oeuvre, commença petitement dans les Nations, mais pour s'étendre, aujourd'hui, à TOUS LES PEUPLES.

C'est alors que la Co-Rédemptrice, Dame et Mère de TOUS LES PEUPLES, vient leur parler et les rassembler.

Rassembler TOUS LES PEUPLES quand les Nations La rejettent!

Comme fut, par les siens, rejeté Jésus.

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Donc Vie d'Amour était «livre fermé». Et qui s'ouvre au moment de l'ouverture du «Livre fermé», dont les sept sceaux qui le ferment sont en voie d'être brisés.

Or, le «Livre fermé» est écrit en dedans et par-derrière (Ap 5, l). Il en va de même de Vie d'Amour.

Au recto: des événements dans leur désordre, éclairés de la pauvre lumière des jours de la terre; au verso, mais qu'on ne peut généralement point lire: leur signification dans la rigueur du plan de Dieu.

Au recto: une femme; au verso: la Femme.

Et c'est ainsi que l'ouverture de Vie d'Amour va de pair avec l'ouverture du Livre scellé, qui est le livre de LA FEMME.

LA FEMME, qui est au centre et au sommet du Livre scellé, et c'est l'IMMACULÉE CONCEPTION.

Or, de l'un à l'autre livres scellés, le même mystère: celui de l'Immaculée.

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Vie d'Amour est pierre d'achoppement. Il est le livre du scandale. Sa «révélation» achèvera le scandale.

Il n'en ira pas autrement de la Co-Rédemption qu'il en fut de là Rédemption, quand vint le moment où le Fils de l'Homme dut s'affirmer le Fils de Dieu.

Or, comme tout, ici, est mené par la Providence et que tout commandement fait à la Femme est aussitôt suivi en stricte obéissance, il nous faut croire que le temps des accomplissements est maintenant venu.

Hier, la victoire du Temple fut apparente. Et Jésus triompha de qui avait cru l'abattre. Aujourd'hui, la victoire du Coeur Immaculé de Marie est elle aussi assurée.

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Qui a lu Vie d'Amour, qui était «livre scellé», doit le relire à présent que les sceaux sont rompus.

Certes, ce sont les mêmes mots. Mais l'éclairage que, par Marc, y apporte Marie, les transfigure.

Raoul Auclair

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Ouvrages de Marc Bosquart

On peut se procurer les ouvrages de Marc Bosquart au Rosier d’Or.

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